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Posts Tagged ‘cambodge’

Jour 347 – 104 km
À quelques mètres d’une mer bleue intense le poste frontière achève notre passage au Cambodge comme nous l’avions commencé : facilement, sans heurt, en sourire. Rarement un pays nous avait donné une telle impression de sérénité. Entre pauvreté et corruption généralisées, les maisons des esprits semblent rappeler que pour les cambodgiens l’existence n’est qu’une succession de réincarnations en attendant l’illumination. Dans la prochaine vie, tout ira mieux, alors pourquoi s’inquiéter et ne pas profiter du soleil ?
Dès l’entrée en Thaïlande, le choc est brutal : plus de motos, mais de gros pickups filent à toute allures sur des routes au bitume parfait. Le rue du poste frontière est bardée d’échoppes de souvenirs. Le roi s’affiche majestueusement sur d’énormes panneaux. Publicités pour téléphone mobiles, restaurants de bord de routes impeccables, anglais largement parlé, multitude d’auberges dès que la région est un minimum touristique : voyager dans le royaume de Siam va certainement être plutôt aisé.


Day 347 – 65 miles
A few meters from the intense blue sea the border post concludes our visit to Cambodia as it began: easily, smoothly, in a smile. Rarely has a country had given us such a feeling of serenity. Between the widespread poverty and corruption, the homes of spirits seem to remind us that for Cambodians life is a succession of reincarnations until enlightenment. In the next life, everything will be better, so why to worry and not to enjoy the sun?
Upon entry into Thailand, the shock is brutal: no more bikes, but big pickups on the perfect asphalt. The first street right after the customs is bristling with souvenir stalls. The king appears majestically on huge panels. Advertisements for mobile phones, spotless road-side restaurants, widely spoken English, many inns as soon as the region attracts a few tourists: traveling in the Kingdom of Siam will certainly be rather easy.

Juste derrière nous la frontière Cambodge Thailande, avec la photo du Roi - Just behind us the border between Cambodia and Thailand, with the King's picture

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23/01/2012 : Koh Kong

Jour 346
Koh Kong est une petite ville de bout du monde. Loin de tout, elle échappe à la vigilance des capitales. Frontalière, les voyageurs s’y croisent. Nous y rencontrons d’abord Nicolas et Lydie, français venus travailler dans un petit orphelinat local. Depuis la Thaïlande arrivent ensuite les canadiens David et Meira, écologistes végétariens militants, mais surtout cyclistes : « vélo » est tatoué sur le poing de David. On se retrouve sous les tôles du marché devant un ban xeo vietnamien ou bien dans le repère de la communauté australienne locale : le glacier de Bob l’Oz. Nos dernières journées cambodgiennes s’égrènent lentement à regarder les bateaux flottants sur un bras d’eau, un dessert vanille-chocolat sur la table.


Day 346
Koh Kong is an end-of-the-world town. Away from everything, she escapes the vigilance of capitals. Built close to a border, travelers meet there. We first see Nicolas and Lydia the French who came to work in a small local orphanage. From Thailand then come the Canadians David and Meira, environmentalists vegetarian activists, but cyclists at earth : « vélo », the French word for bicycle, is tatooed on David’s fist. Inside the shadowy market we meet in front of a Vietnamese ban xeo or at the local Australian community’s lair : Bob’s Ice Cream. Our last days in Cambodian flow slowly watching the boats floating on a stretch of water, a vanilla and chocolate dessert on the table.

Charles, rédige les nouveaux articles du site, chez Bob le glacier - Charles, is writing new articles for the website, at Bob's the ice cream shop


Avec Lydie et Nicolas les français bénévoles dans un orphelinat local ; David et Meira les cyclistes canadiens voyageant en Thailande et au Cambodge - With Lydie and Nicolas the french volonteers in a local orphenage ; David and Meira the canadian cyclists travelling in Thailand and Cambodia


L'hotel chic de la ville accueille les clients du Casino, nous le traversons pour rejoindre la plage de nuit - The posh hotel of the city welcome the casino's customers, we pass through it to reach the beach by night


Devant un Banxeo vietnamien au marché, un régal ! - In the front of a vietnamese Banxeo dish, delicious !


Le dragon chinois célèbre la nouvelle année - The chinese dragon celebrate the new year


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19/01/2012 : Tra Paeng – Koh Kong

Jour 342 – 64 km
On pourrait croire qu’ils font du stop, mais non : la bande de singes sur le bord de la route attends juste que l’on vienne leur donner à manger. Ils semblent habitués : dès notre arrêt ils s’avancent naturellement et reconnaissent dans la seconde le paquet de noix de cajous de Siugi. On leur en tend
une, ils l’attrapent, la mangent et en redemandent. On identifie tout de suite le mâle dominant : c’est lui le plus gros, c’est lui qui chassent les plus jeunes, c’est lui qui crie contre la femelle quand elle ose venir manger (et la monte quelques secondes en une expédition pugnitive en signe de représailles, ou pour appaiser la tension, on ne sait guère…). Et quand il y n’y a plus rien à leur donner, les singes en colère s’allongent sur le sol, montrent les dents et se préparent à attaquer. Un cris de notre part et ils fuient : mignons, mais pas téméraires…


Day 342 – 40 miles
One might think they are hitch-hiking : the group of monkeys on the side of the road just wait to be fed. They are used to it: as soon as we stop they recognize the cashews packet of Siugi. She hands some, they catch it, eat it and want more. We immediately identify the alpha male: he is the biggest, he is the one that put away the youngters, he is the one who shouts out against the female when she dares to come and eat (and seizes her for a few seconds of retaliation, or to appease the tension, it is not clear…). And when we run out of gifts, the angry monkeys lie on the ground, show their teeth and prepare to attack. A cry from us and they flee: cute, but not reckless…

C'est parti pour 100km de montagnes et forêts - Let's go for 60 miles of mountains and forests


Singe sauvage, il adore les cacahuètes - Wild monkey, it loves peanuts




Montagnes de forêts tout au long de la route - Mountains of forests all the way long

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18/01/2012 : Sre Ambel – Tra Paeng

Jour 341 – 88 km
La lumière pâle à travers la moustiquaire des hamacs, les coqs qui se répondent d’un bout à l’autre du village sans interruption, « Hello » d’un enfant, de gros cochons dans les fossés, un livreur portant des pains de glace derrière sa moto, une gamine en pyjama pas bien réveillée qui marche de travers les yeux à moitié fermés, quelques motos, le soleil rasant de l’aube dans les cocotiers de bord de route, « Hello » d’un enfant, quelqu’un scie un pain de glace en petits morceaux, un gamin accroupi sur un muret qui nous regarde avec de grands yeux étonnés, les éplucheurs de fruits, des mainates criant dans les cages, le doigt dans le nez d’un gamin qui nous dit « Hello » timidement, des poussins sur le bord des routes, la fumée dans les casserole des restaurants, des moines habillés en orange vif, la glace que l’ont met dans les caissons pour garder les boissons au froid, des demi-baguettes chaudes, les insectes s’activant et se taisant de concert dans les arbres, « Hello » d’un enfant, du riz dans les assiettes avant de partir à l’école ou à la rizière, le soleil qui ébloui quand on rebrousse chemin, des bébés cochons, des bandes de chiens, « Hello » d’un enfant, d’énormes bœufs nonchalants, l’eau que l’on rapporte des puits, les feux allumés dans les jardins, les lignes de maisons en bois sur pilotis entre les cocotiers, une grand-mère hilare en voyant Siugi sur son vélo… Bon matin, Cambodge !


Day 341 – 55 miles
The pale light through the hammock’s net, the roosters who respond to each other across the village without interruption, « Hello » from a child, big pigs in ditches, a delivery person carrying ice packs behind his bike, a little girl not really awake walking randomly with her half closed eyes, some motorcycles, the low sun of dawn throught the roadside coconut trees, « Hello » from a child, someone saw a block of ice into small pieces, a boy squatting on a wall looking at us with big wondering eyes, the fruit peelers, blackbirds screaming in their cages, the finger in the nose of a kid who says « Hello » timidly, chicks on the side of the road, smoke above the pots in restaurants, monks dressed in bright orange robes, ice put in boxes to keep drinks cold, hot halt-baguettes, « Hello » from a child, rice in the plate before going to school or in the rice fields, the dazzling sun when we turn back, baby pigs, packs of dogs, « Hello » from a child, slow huge oxen, water from the wells, fires in the gardens, rows of wooden houses on stilts among the palms, a hilarious grandmother when she sees Siugi on her bike… Good morning, Cambodia!



Petit déj et internet 3G... nous sommes accros - Breakfast and 3G internet... we are addicted






Attention, elephants ! On aurait aimé en voir ... - Warning, elephants ! We would have loved to see some...

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Jour 340 – 61 km
Nous étendons nos hamacs entre trois arbres du jardin de la famille qui nous accueille pour la nuit. Dans la pénombre, assis sur la table contre le mur extérieur, nous tentons d’expliquer que nous avons déjà mangé. Peine perdue : poisson frits que l’on croque avec la peau et les arrêtes, herbes du jardin à tremper dans une forte sauce odorante, fruits rouges farineux, bananes… On nous pousse les plats. Nous les ingurgitons comme nous le pouvons. La famille est adorable et on ne voudrait pas la vexer. Ils nous allument un feu pour la nuit, rient constamment, mangent ensemble et boivent un alcool local particulièrement léger qui semble néanmoins copieusement les imbiber. Alors on fait de notre mieux pour se montrer digne de leur hospitalité, quitte à aller comme eux se laver dans une mare boueuse grouillante d’araignées. Somnolents sous les moustiquaires des hamacs entre les arbres, presque dans la rue, la nuit est douce dans la lumière blafarde des quelques ampoules et de la lune.


Day 340 – 38 miles
We extend our hammocks between three trees in the garden of our host family for the night. In the dark, sitting on the table against the outside wall, we try to explain that we have already been eaten. Not a chance: fried fish with skin and bones, garden herbs to soak in a smelly sauce, mealy red fruits, bananas… Dishes keep on being offered to us. We eat as much we can. The family is adorable and we do not want to offend them. They light a fire for us, laugh constantly, eat together and drink a particularly light local alcohol that seems to heavyly affects them anyway. We do our best to be worthy of their hospitality, even if it means to wash ourselves in a muddy pond, crawling with spiders, as they usually do. Sleepy in under our hammocks’ net between the trees, almost in the street, the night is soft in the dim light of a few light bulbs and the moon.

En attendant que la pluie s'arrête, dans la réception de la guesthouse d'hier soir - Waiting for the rain to stop, in the last night guesthouse reception

Déjeuner avec les locaux dans le hall de notre guesthouse - Lunch with the locals in the reception of our guesthouse

Un ado qui joue au super héro avec un filet d'orange sur la tête - A teen who plays super hero with a orange net on the head


Nous avons posé nos hamacs dans le jardin de locaux pour la nuit - We have installed our hammocks in the locals garden for the night



Une partie de la grande famille qui nous a accueilli - A part of the big family which hosted us


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Jour 339 – 58 km
Des nuages, l’horizon, des collines vertes, quelques arbres, des carrés de rizières sèches, des palmiers au milieu, une ligne d’ordure, un fossé, une piste de poussière, une ligne blanche, des motos, beaucoup de motos, un camion, un 4×4, ma montre sur le poignet gauche, le compteur, la carte, ma main droite sur le frein, une piste de poussière, une ligne blanche, un vendeur de jus de canne à sucre, un fossé, des ordures dans le fossé, le portail d’une école, des enfants hilares qui se courent après, des rizières sèches, des palmiers au milieu, quelques arbres, des collines vertes, l’horizon, des nuages.
Devant, la route. On ne voit jamais son propre sourire.


Day 339 – 36 miles
Clouds, the horizon, green hills, some trees, squares of dried rice fields, palm trees in the middle, a row of junk, a ditch, a dirt track, a white line, bikes, lot of bikes, one truck, one 4×4, my watch on my left wrist, speedometer, the map, my right hand on the brake, a track of dust, a white line, a seller of sugarcane juice, a ditch, garbage in the ditch, the gate of a school, children who run hilarious, dried rice fields, palm trees in the middle, some trees, green hills, the horizon, the clouds.
In the front, the road. One never sees his own smile.



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Jour 338
Comme dans tous les endroits où l’on se sent bien, nous avons beaucoup de mal à quitter Phnom Penh et la maison de Tata Huon et Tonton Yvon (en Chinois, quand on est ni mère, ni père, ni frère, ni sœur, on se voit attribuer automatiquement le statut d’oncle ou de tante). Ces deux-là nous ont accueillis pendant dix jours dans leur grande maison comme si nous étions leurs enfants. Nous repartons reposés, à jour de notre travail sur le site web et avec quelques kilos en plus…
On les pensait seulement content d’accueillir Siugi qu’ils connaissaient depuis Paris. Mais la réalité est tout autre : prendre soin des gens semble être chez eux un réflexe. À peu près chaque jour nous avons eu vent d’une nouvelle histoire : supporter un orphelinat, accueilir des gens chez eux pendant un bon moment, s’investir dans des associations Cambodgiennes… Ils ont la retraite voyageuse, mais surtout altruiste.
Entre visites des parents de Siugi, voyage avec Émilie et Naïm et retour actif à Phnom Penh, cela fait presque un mois que nous n’avons pas pédalé…


Day 338
As in all the places where we feel good, we have difficulty leaving Phnom Penh and the house of Tata and Uncle (in Chinese, when one is neither a mother, a father, a brother, nor a sister, he’s automatically awarded the status of uncle or aunt). These two welcomed us during ten days in their big house as if we were their children. We leave rested, up to date of our work on the web site and with a few pounds more…
We thought of them only satisfied to welcome Siugi whom they knew since Paris. But the reality is diferent: to take care of people seems to be a reflex for them. Every other day we would be made aware of a new story: supporting an orphanage, welcome lots of people at their place, investing into Cambodian charities… They are retired travelers, but altruistic ones too.
Between visits of the Siugi’s parents, journey with Émilie and Naïm and active return in Phnum Penh, it’s been almost a month we didn’t ride our bicycles…

Avec tata Huon et tonton Yvon qui nous ont accueillis pendant 2 semaines - With auntie Huon and uncle Yvon who hosted us for 2 weeks

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