Jour 422 – 111 km
La langue maternelle de Siugi est le Teochew, un dialecte Chinois parlé dans une petite province entre Hong Kong et Shanghai. C’est aussi une des langues principales de la diaspora chinoise. Depuis le Vietnam, en tendant l’oreille Siugi peut parfois comprendre les conversations. La propriétaire du restaurant où nous dînons ce soir est une Teochew elle aussi.
Quand elle se rend compte que Siugi est française, Teochew et qu’elle pédale autour du monde, la restauratrice s’anime. Complimentant Siugi pour sa beauté, en particulier son nez qui rend jalouse les filles d’Asie, pouces levés elle explique notre histoire à ses fils, ses clients, son mari, ses amies… Elle nous montre ses créations en matériaux recyclés, pas peu fière d’étaler les coupures de journaux qui en fond l’éloge. À l’instar de bien des chinois, elle est trop heureuse de poser pour nos photos, nous faisant ressortir l’appareil pour un dernier cliché devant l’enseigne de son restaurant, "Le Dragon d’Or".
Elle a repris l’affaire d’un demi-siècle montée par sa belle-mère. Pudiquement, un doigt tendu vers le ciel, elle explique que son aïeule est maintenant "à l’étage". L’enseigne d’origine a dû être changé car les caractères chinois étaient plus gros que les lettres latines : cela ne plaisait pas du tout au pouvoir local. Nous écoutons son histoire. Enfin, "nous écoutons", c’est très vite dit : Siugi écoute et me traduit. Comme lors des repas dans sa famille, quand les discussions s’enflamment et que le Français s’enfuit, je me contente de sourire et d’apprécier la voir aimer parler dans sa langue natale avec une inconnue.
Day 422 – 69 miles
The mother tongue of Siugi is Teochew, a Chinese dialect spoken in a small province between Hong-Kong and Shanghai. It is also one of the main languages of the Chinese diaspora. Since Vietnam, by stretching out the ears Siugi can sometimes understand a conversation. The owner of the restaurant where we have dinner this evening is a Teochew too.
When she realizes that Siugi is French, Teochew and what she pedals around the world, the restaurant owner livens up. Complimenting Siugi for her beauty, in particular her nose which makes jealous the girls of Asia, raising thumbs, she tells our story to her sons, customers, husband, friends… She shows us her creations in recycled materials, not little proud to open the newspaper clip where she is featured. Like lots of Chinese, she is too happy to pose for our photos, asking us to take a last picture in front her restaurant, "The Golden Dragon".
Shy, a finger pointing the sky, she explains that her grandmother is now "upstairs". The original sign had to be changed because the Chinese characters were bigger than the Latin letters. We listen to her story. Well, "we listen to", it is very fast said: Siugi listens and translates to me. As during the Sunday meals with her family, when the discussions get more passionate and they switch from French to Chinese, I just smile and like to see her enjoying speaking in her mother tongue with new peoples.

Charles s'amuse avec son nouveau vélo, en attendant que la pluie s'arrête - Charles plays with his new bicycle, waiting for the rain to stop

La mosquée de Kuala Terengganu

Ma nouvelle copine propriétaire du restaurant, qui parle Teochew, mon dialecte Quel plaisir de comprendre et se faire comprendre au restaurant ! - My new friend, owner of the restaurant, who speaks Teochew, my dialect. What a pleasure to understand and being understood in a restaurant !


c’est vrai que depuis votre départ , vou en avez entendu , des dialectes etc …heureusement que l’ANGLAIS pour vous n’a pas de secret !……bravo à SIUGI qui au fil du temps qui passe , a prouvé qu’elle était très débrouillarde , pour tout ….bisous vous deux !
Tu aurais dit c’est ma cousine , je t’aurais crue Siugi ! Quand à toi Charles t’es quitte à te procurer un grand sac à dos , y a pas la place pour les sacoches sur on p’tit vélo
C’est chouette de retrouver sa lange d’origine.
Pour le vélo je doute que Charles aille loin avec
Bises